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Dieuson, un passionné de web2.0!

Les TIC: Un mal nécessaire ?

Dans cette ère ou l’informatique nous donne tout vite, il n’y a pas de place pour vraiment rencontrer l’autre.
Tout se fait en un clic ;
Et tant pis si on passe à côté de la perle rare.
Un profil accrocheur tombera de nouveau dans notre boite!
La consommation d’un genre humain entre en action.
C’est la boutique virtuelle des visages alignés!
Le temps ici nous fait défaut; car plus que les minutes, c’est les faces qui défilent.
Mais pour pouvoir observer le paysage, un arrêt sur images s’impose.
Le temps alors laissera un peu de place à la lenteur de celui qui veut reconnaître son voisin virtuel!
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jeudi 19 août 2010

TELECOM : La guerre des tarifs entre opérateurs ou le bonheur des usagers au Burkina!


Au 31 dé­cembre 2009, les statistiques donnait au Bur­ki­na un parc total de 3,8 mil­lions d’abon­nés pour la té­lé­pho­nie mo­bile. Ac­tuel­le­ment la té­lé­pho­nie mo­bile couvre 248 lo­ca­li­tés contre 308 pour le té­lé­phone fixe.


En ce mois d’août, les trois opé­ra­teurs du mo­bile, Tel­mob, Zain et Te­le­cel­fa­so ri­va­lisent de stratagème pour pro­po­ser les meilleurs ta­rifs de com­mu­ni­ca­tions aux usa­gers.

Nul doute que la forte concur­rence entre les opé­ra­teurs du mo­bile est la raison de la chu­te du prix moyen de com­mu­ni­ca­tion qui passe de 240 FCFA/mn à 140 FCFA/mn en fin 2009. En plus cela a en­traî­né la mise sur le mar­ché de pro­duits in­no­vants : Mobilis pour Telmob, MMS, GPRS / EDGE (navitel) pour Telecelfaso et l’expérience BlackBerry avec Zain !

Dé­sor­mais sur Zain, les ap­pels vers tous les ré­seaux na­tio­naux fixes et mo­biles coûtent seule­ment 2 francs CFA la se­conde soit 120 francs CFA la mi­nute, contrai­re­ment à l’an­cien tarif qui était de 145 francs la mi­nute et 3 francs CFA à la se­conde.

Tel­mob est ac­tuel­le­ment à 100 francs CFA la mi­nute en inter ré­seau et 120 francs CFA la mi­nute avec les autres ré­seaux, pour le mois d’août.

Quand je bouclais ce billet, j’ai reçu un SMS de Telecelfaso : Tarification à la seconde ! Du 20 au 31 Août, appelez à seulement 1,67f/s vers telecel soit 100f.mn et à 2f/s vers autres réseaux, soit 120f/mn !

Pour tous ces opé­ra­teurs, dé­sor­mais l’ex­ten­sion et la den­si­fi­ca­tion des ré­seaux dans les zones ru­rales du Bur­ki­na, où vivent 80% des po­pu­la­tions, se­ront les prio­ri­tés d’ici le pre­mier tri­mestre de 2011.

L’ar­ri­vée pro­chaine d’un qua­trième opé­ra­teur en début 2011 a ra­vi­vé la concur­rence. Les ac­ti­vi­tés des trois opé­ra­teurs ont rap­por­té une contri­bu­tion fis­cale de plus de 46 mil­liards de francs CFA en 2009, selon l’Au­to­ri­té de ré­gu­la­tion des com­mu­ni­ca­tions élec­tro­niques (ARCE).

Le ré­seau de Zaîn Bur­ki­na pos­sède 1,7 mil­lion d’abon­nés contre en­vi­ron 900.​000 pour Te­le­cel­fa­so, tan­dis que Tel­mob vient de fran­chir la barre des 2 mil­lions d’abon­nés.

mardi 3 août 2010

Et l’Afrique se contentât de supporter dans son mondial!


La coupe du monde de football qui s’est déroulée en terre sud africaine se voulait être au départ une opportunité de responsabilités sportives de premier ordre pour les équipes nationales africaines participantes. On osait croire à l’étoile du berceau de l’humanité et que nos ambassadeurs feront forte impression. Le rêve de tout un continent qui entendait se faire valoir sur le plan mondial au niveau du football et l’espoir d’un continent qui entendait laver ce qu’il considère comme injustices à lui faites dans les éditions précédentes n’en furent que mirage !

Nous avions l’occasion de nous hisser au plus haut niveau, oubliant les titres de figurants pour une fois que la chose se passait chez nous ! On pensait aux stars africaines qui font rêver dans les championnats européens : Eto’o, Drogba, Essien et les autres. On pensait aux talents ivoiriens, aux courageux camerounais, entre autres. Mais hélas, espoirs conçus, espoirs déçus, on est passé vite à la trappe. Le continent africain était pris d’un fol espoir au moment d’accueillir pour la première fois de son histoire une coupe du monde sur son territoire. On se disait : « c’est un signe, peut-être un pays africain va-t-il devenir champion du monde ! » Le rêve n’aura duré que deux petites semaines. Triste bilan à la fin du premier tour. 5 équipes sur 6 africaines sont éliminées : Cameroun, Nigéria, Algérie, Afrique du Sud, Côte d’Ivoire ! Seul le Ghana a pu tirer son épingle du jeu et porta seul sur ses frêles épaules, la liesse de milliers d’africains jusqu’en quart e finale. Leçon: « une Afrique ambivalente tantôt gratifiante, tantôt frustrante » C’est frustrant mais retenons l’essentiel, une coupe du monde, c’est le football, sport le plus populaire de la planète, un idéal de nation, une ambition nationale, des moments d’émotions fortes, de la joie et d’échanges interculturels. C’est vexant mais c’est ça aussi le football. Il reste pour l’Afrique de travailler à mieux se positionner pour les échéances futures et qui sait, dans quelques années, une équipe reviendra avec la coupe en Afrique. Pour peu que de façon globale et singulière, les dirigeants du football aux niveaux national et continental prennent des options sérieuses pour des équipes professionnelles, plus disciplinées et rigoureuses. Car aucune victoire ne s’obtient dans l’indiscipline, l’amateurisme et l’improvisation. L’échec du continent dans son mondial est imputable à ces facteurs. Il faudrait vite en finir avec les analyses misérabilistes et condescendantes sur le foot africain. Il faut arrêter de se trouver des excuses après chaque échec. Le foot africain vaut certainement mieux que ce qu’il offre actuellement, mais sans un travail de fond, les choses n’évolueront jamais. De façon plus générale, l’image du football continental est superposable aux réalités socio-économiques et politiques de nos pays. Les mêmes méthodes de gouvernance et de gestion qui sont à la base de l’échec économique et politique sont celles aussi qui conduisent aux mauvais résultats sportifs, ceux de la présente coupe du monde en particulier. Il n’ya qu’à voir l’exemple du Ghana!

Modification de l’article 37 de la constitution du Burkina: réelles velléités ou simples agitations?


L’article 37 de notre Constitution est actuellement au cœur du débat politique et cela, depuis le congrès de juillet 2009 du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), parti au pouvoir. En effet, à l’occasion, les congressistes, par la voix de leur Président Roch Marc Christian Kaboré, ont laissé percevoir leur intention de procéder pour la énième fois à la révision de cet article.

Les velléités de modification de l’article 37 se font de plus en plus pressantes. Déjà dans son discours d’ouverture de leurs deuxièmes journées parlementaires de l’année 2009 tenues à Bobo-Dioulasso, le président du groupe parlementaire CDP est revenu avec force sur la question et depuis lors, les responsables du parti au pouvoir ne manquent aucune occasion pour en parler. Le Président de l’Assemblée nationale en a encore parlé, récemment, dans son discours d’ouverture, le 3 mars 2010, de la première session parlementaire de l’année 2010.

Le but recherché avouons-le, c’est de sauter le verrou de la disposition relative à la limitation du nombre de mandats présidentiels au motif mal opiné et ridicule qu’elle est antidémocratique. Les intellectuels de service du CDP et de la mouvance présidentielle se font plus royalistes que le roi et rivalisent de zèle. A force d’arguments éculés, ils veulent faire croire que la modification va dans le sens de l’intérêt du peuple et qu’elle est demandée par lui.

La Constitution du 11 juin 1991, limitait dans sa version originelle le nombre de mandats présidentiels. L’article 37 était ainsi libellé : « Le Président du Faso est élu pour sept ans au suffrage universel direct, égal et secret. Il est rééligible une fois ». A l’époque, la disposition n’était pas antidémocratique pour le CDP. Mais curieusement elle l’est aujourd’hui et pourquoi ? Tout simplement des responsables politiques en mal de pouvoir et plus soucieux de leur survie politique que toute autre chose, en ont décidé ainsi.

Mais à la lumière des réactions des burkinabé, il est clair qu’une éventuelle modification de l’article 37 indispose plus d’un. Et Dieu merci, la position de l’Eglise catholique de par la voix des évêques suit la logique du mal être du peuple. En effet, l’Eglise s’est prononcée contre une modification de cet article les semaines dernières.

La limitation du nombre de mandats présidentiels est aujourd’hui une tendance générale et je dirai est une clause qui renforce la démocratie. Dans la plupart des pays qui nous entourent (Bénin, Ghana, Mali), la disposition existe. Ce qui étonnant à mon sens c’est le silence assourdissant du Président du Faso quand on peut imaginer aisément qu’une telle forfaiture ne peut bénéficier qu’à lui. Continuera t-il à laisser le soin à ses lieutenants seuls, j’ai nommé le Président de l’Assemblée Nationale Roch Marc Christian Kaboré et le député Mahama Sawadogo, descendre dans l’arène et défendre avec ongles et bec un tel acte en préparation ? Je crois que Monsieur le Président du Faso, ne peut pas continuer à ignorer le débat. Il faut qu’il s’adresse au peuple en disant s’il est d’accord ou non avec la révision de l’article 37 de la Constitution dans le sens de la suppression de la limitation du nombre de mandats présidentiels. Son silence peut-il être considérer comme synonyme d’approbation ? La question est trop importante et sensible que les responsables du CDP ne montreraient pas autant d’enthousiasme et de zèle s’ils n’avaient pas son accord, même tacite je crois.

Alors Monsieur le Président, on vous écoute !